Ce qui est confirmé sur l’incident Jinko.care
Jinko.care a confirmé à France Inter un accès non autorisé et une exfiltration de données. Selon les informations rapportées, l’entreprise a sécurisé ses systèmes, lancé une enquête, informé les personnes concernées et annoncé vouloir déposer plainte. La cause technique exacte n’est pas établie par les sources citées ici.
La confirmation de l’incident ne signifie pas que chaque chiffre ou fichier diffusé en ligne a été authentifié. France Inter rapporte plusieurs centaines de personnes. L’Usine Digitale décrit une archive attribuée à l’attaquant et rapporte environ 3 550 comptes. France Passoire affiche 3 634 personnes sous un statut « revendiqué » : ce chiffre de suivi n’est pas une confirmation indépendante du nombre final de personnes touchées.
Quelles informations personnelles et médicales sont évoquées ?
Les reportages font état de données personnelles et de documents médicaux, dont des éléments relatifs au parcours de soins. L’Usine Digitale décrit notamment des informations de santé, des échanges et des documents dans l’archive présentée comme exfiltrée. Ce détail repose sur l’analyse journalistique de cette archive et ne doit pas être interprété comme une liste exhaustive confirmée par Jinko.
Une donnée de santé ne se remplace pas comme un mot de passe. En revanche, les informations de contexte publiées peuvent rendre des messages frauduleux plus convaincants, surtout s’ils reprennent le nom d’un professionnel, un traitement ou un rendez-vous.
Précautions pour les personnes potentiellement concernées
- Consultez les communications de Jinko en saisissant vous-même son adresse ou en utilisant un contact déjà connu, plutôt qu’un lien inattendu.
- Ne transmettez pas de code, de document d’identité, d’information médicale ou de paiement en réponse à un message pressant.
- Si vous avez réutilisé le mot de passe de votre compte Jinko sur un autre service, remplacez-le sur cet autre service et activez l’authentification multifacteur lorsqu’elle est proposée.
- En cas de doute, contactez votre professionnel de santé par ses coordonnées habituelles ; ne partagez pas publiquement de document médical pour vérifier s’il figure dans une fuite.
Ces mesures sont des précautions générales. Elles ne permettent pas de déterminer si un compte individuel ou un document précis a été touché.
Ce que les organisations peuvent vérifier
Les établissements, professionnels et partenaires qui ont utilisé la plateforme devraient recenser les données qu’ils y ont transmises, préserver leurs propres éléments de preuve et suivre les informations communiquées par Jinko. Le rôle de chaque acteur et ses obligations dépendent des traitements et des accords concernés ; les sources publiques ne suffisent pas à les établir au cas par cas.
Le rôle de Soclyde
Soclyde ne protège pas les dossiers médicaux de Jinko et ne peut pas déterminer si une personne est concernée. Son coffre chiffré local-first sert à gérer des mots de passe et secrets d’accès d’équipe, un sujet distinct de la protection des dossiers de santé. Consultez le guide de partage des mots de passe d’équipe, le guide pour créer des mots de passe forts et uniques ou contactez Soclyde.
À retenir
Jinko a confirmé l’accès non autorisé et l’exfiltration, mais les chiffres publiés ne constituent pas tous un décompte définitif confirmé par l’entreprise. Les informations médicales rapportées justifient une vigilance accrue face aux messages ciblés et une vérification directe des consignes officielles.



