Le 7 octobre 2026, le ministère américain de la Justice a annoncé que Zohar Pinhasi, dirigeant de l’entreprise de remédiation après rançongiciel MonsterCloud, avait été inculpé puis présenté à un tribunal fédéral de Brooklyn. Les procureurs l’accusent d’avoir trompé des clients sur la manière dont leurs fichiers étaient récupérés. Ces accusations figurent dans un acte d’accusation: Pinhasi est présumé innocent tant qu’il n’a pas été déclaré coupable.
Ce que l’acte d’accusation allègue
Selon le DOJ, MonsterCloud proposait aux entreprises touchées par un rançongiciel une solution présentée comme une alternative au paiement de la rançon. Les procureurs allèguent que Pinhasi affirmait disposer de techniques propriétaires de déchiffrement, mais qu’il aurait en réalité contacté les cybercriminels et payé pour obtenir une clé utilisée ensuite pour tenter de restaurer les fichiers.
L’acte d’accusation soutient que les clients ne connaissaient pas nécessairement le paiement réellement effectué et que le montant facturé dépassait parfois largement la rançon. Le DOJ cite l’exemple d’environ 8 200 dollars versés à un attaquant en août 2023, alors que le client aurait payé environ 150 000 dollars. Ce cas illustre l’allégation des procureurs; il ne décrit pas nécessairement chaque contrat ou chaque intervention de MonsterCloud.
Les montants et les chefs d’accusation
Les procureurs allèguent que Pinhasi aurait facturé aux clients plus de 19 millions de dollars et versé plus de 8 millions en paiements de rançon. Le grand jury l’a inculpé le 23 septembre 2026; il a comparu le 7 octobre. BleepingComputer rapporte qu’il a plaidé non coupable et a été remis en liberté sous caution.
Le DOJ précise que les accusations portent sur une fraude alléguée et que l’accusé bénéficie de la présomption d’innocence. Le maximum légal indiqué par le ministère n’est pas une peine prononcée: seule une condamnation et une décision judiciaire détermineraient une éventuelle sanction.
Pourquoi la transparence du prestataire compte
Lors d’une crise, une entreprise peut devoir décider rapidement si elle restaure à partir de sauvegardes, sollicite un spécialiste ou envisage différentes options. Un prestataire devrait expliquer par écrit ce qu’il sait, les méthodes proposées, les coûts, les risques et les décisions qui restent à la charge du client.
Avant de confier l’intervention, demandez si le prestataire communiquera avec les attaquants ou versera une rançon, dans quelles conditions il pourrait le faire et quel accord préalable serait requis. Demandez également comment il vérifie que la cause initiale est traitée, comment les clés et accès temporaires sont protégés et quels éléments de preuve seront remis. Ces précautions aident à prendre une décision informée; elles ne préjugent pas du résultat de l’affaire en cours.
Ce que les organisations peuvent préparer
Documentez à l’avance qui peut autoriser une dépense exceptionnelle, qui contacte les assureurs et conseils juridiques, et comment les décisions relatives à une rançon sont prises. Gardez des sauvegardes séparées et testez leur restauration pour disposer d’options indépendantes. Pendant une intervention, limitez les accès temporaires au strict nécessaire et révoquez-les une fois le travail terminé.
Si un prestataire doit accéder à des consoles ou comptes administrateur, créez des accès nominatifs et temporaires lorsque c’est possible. Évitez de transmettre un mot de passe partagé dans un courriel ou une messagerie ordinaire; consignez les accès accordés, leur durée et leur révocation. Une procédure d’achat claire réduit la pression et les malentendus au moment où l’organisation est la plus vulnérable.
Le lien avec Soclyde
Soclyde ne répond pas aux incidents de rançongiciel, ne négocie pas avec des attaquants et ne valide pas les méthodes d’un prestataire. Son coffre chiffré local-first aide une équipe à gérer les identifiants d’accès avec contrôle des autorisations, tandis que la sélection d’un intervenant, les sauvegardes et les décisions de restauration relèvent d’une préparation opérationnelle distincte.
À retenir
Les procureurs accusent le dirigeant de MonsterCloud d’avoir dissimulé des paiements de rançon à certains clients et de leur avoir facturé des montants supérieurs. Ce sont des allégations, et Pinhasi est présumé innocent. Les organisations peuvent réduire l’incertitude en clarifiant à l’avance les méthodes, frais et autorisations d’un prestataire, puis en maintenant des sauvegardes testées. Consultez notre guide de sauvegarde du coffre pour organiser la récupération des accès.


